Parodontologie

La parodontologie

 

Le parodonte est le tissu qui supporte les dents.
La parodontologie traite les affections du parodonte, c’est à dire tout ce qui concerne les gencives, l’os alvéolaire uniquement dédié au support de la dent et le ligament alvéolo-dentaire qui relie la dent à l’os et le fixe dans l’alvéole.
Le parodontiste est un dentiste spécialisé en parodontie (il a reçu une formation spécialisée de trois années après son diplôme de dentiste), il s’occupe de la prévention
des maladies parodontales, de leur diagnostic et de leur traitement.
On doit avoir recours à un parodontiste dès qu’une gencive commence à saigner régulièrement et ce, même si aucune douleur accompagne le saignement. Une gencive en bonne santé ne doit pas saigner.
De même si on ressent une sensation douloureuse au froid, au chaud, au sucré, cela peut être le signe qu’un collet est dénudé, ce qui signifie que la gencive n’est plus suffisamment « collée » à la dent.
Si on néglige ces signes d’appel, la maladie parodontale s’installe. C’est une maladie chronique due à l’inflammation du parodonte dont le parodontiste peut arrêter l’évolution.

Comment un parodonte sain peut- il évoluer vers l’installation d’une maladie parodontale ?
Le premier stade, entièrement réversible est la gingivite, c’est à dire une inflammation de la gencive due à l’installation de bactéries naturellement présentes dans la bouche sur du tartre. Ce tartre, au début mou et recouvrant les dents d’une fine couche blanchâtre est un milieu favorable à « l’accroche » des bactéries qui s’y développent et colonisent ainsi les gencives. La plaque dentaire est prioritairement responsable.
Le traitement de la gingivite est simple si une hygiène bucco-dentaire est respectée. Un brossage régulier des dents, l’usage de fil dentaire et un détartrage au moins annuel chez votre dentiste ou centre dentaire sont suffisants. Il faut savoir qu’une hygiène bucco-dentaire insuffisante peut ne pas être la seule responsable. Certaines maladies, des changements hormonaux, certains médicaments, le tabac, l’alcool, le stress ou une prédisposition génétique peuvent favoriser la maladie parodontale. Certains patients sont ainsi plus sujets à la formation de tartre que d’autres.
Si on laisse le tartre s’accumuler, il n’y a plus de bonne jonction entre la gencive et la dent, une poche parodontale se forme. Le dentiste peut évaluer la perte d’attache de la dent à la gencive à l’aide d’une sonde. Si la gencive est saine, la sonde ne peut pas pénétrer de plus d’un millimètre dans l’espace entre la dent et la gencive qui l’enserre.
Une gingivite non traitée évolue lentement mais sûrement. Il y a peu à peu destruction des tissus qui soutiennent la dent, la gencive se rétrécit faisant ainsi paraître les dents plus longues tandis que l’os alvéolaire se résorbe. La dent devient mobile, se déchausse et au stade ultime finit par tomber.
Le dentiste, au début de la maladie parodontale peut effectuer un curetage. Il soulève la gencive pour éliminer le tartre sous-gingivale et élimine les bactéries présentes sur les racines par un surfaçage radiculaire.
Il peut aussi faire des greffes de gencive pour remodeler le tissu gingival et éviter l’aspect de « dents longues » dans un but esthétique.
Quand il y a perte de la dent et disparition complète de l’os alvéolaire, le parodontiste peut faire un implant et si besoin, restaurer les pertes osseuses par une greffe.